Chacune de nos applications dispose d'un site dédié. Vous pouvez vous y reporter pour en savoir plus sur leurs fonctionnalités et bénéfices
Ici, je vous invite à prendre du temps pour découvrir l'histoire de nos principales applications.
Vous y trouverez aussi une description de ce qu'est une application "multi-utilisateurs".
Gilles Satgé
PDG
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Lucca édite des applications multi-utilisateurs.
Une application multi-utilisateurs a pour objectif de faciliter les interactions entre les
membres d'un groupe de personnes. Le logiciel sert alors d'interface entre les personnes, alors que dans une application mono-utilisateur, le logiciel sert d'interface entre un individu et un artefact (document, image, plan, etc.)
Des applications de gestion de congés, de gestion des engagements de dépenses ou de notes de frais sont des applications multi-utilisateurs. A contrario, un logiciel de comptabilité ou un logiciel de paye n'en sont pas, pas plus qu'Excel ou Word.
Les applications multi-utilisateurs sont parfois désignées sous le nom de groupware. On les appelle "social software" quand elles sont destinées au grand public (Facebook), et "applications multi-joueurs" dans le domaine du jeu (World of Warcraft).
Les applications multi-utilisateurs se conçoivent et se déploient de façon différente des applications traditionnelles.Une application multi-utilisateurs se caractérise toujours par 3 éléments absents des applications mono-utilisateurs :
1) L'annuaire : toute application multi-utilisateurs nécessite un annuaire. Elle peut utiliser le sien ou s'appuyer sur un annuaire tiers, mais l'identification préalable de l'utilisateur est incontournable.
2) La notion de rôle : une application multi-utilisateurs en entreprise reflète toujours, quoique à des degrés variables, la structure hiérarchique sous-jacente. En conséquence, chaque utilisateur se voit attribuer un rôle lui conférant des droits plus ou moins étendus dans l'application.
3) La notification : une application multi-utilisateurs comporte toujours un mécanisme permettant d'informer un utilisateur donné d'un changement d'état de l'application généré par un autre utilisateur. Cette notification peut prendre plusieurs formes (envois de mail, mise en gras, clignotements, messages sur la page d'accueil, etc.)
Figgo (anciennement dénommé UGO) est un logiciel dédié à la gestion des congés et absences.
Disponible sous forme de service en ligne, Figgo permet à un utilisateur de poser ses congés, à un manager de les valider depuis un planning, et à un administrateur de gérer les compteurs.
Site : www.figgo.fr
Juin 2000. Je suis dans mon bureau de directeur financier de Webnet, une SSII d'une centaine de personnes. Je relis les spécifications d'un logiciel de gestion des congés que je viens d'écrire.
J'ai décidé de retenir une logique comptable pour gérer les compteurs. Cela me semble naturel. Les droits au crédit, les jours pris au débit, et tant qu'à faire une comptabilité, faisons-la en partie double. Je sors de 10 ans d'audit chez Arthur Andersen. J'en ai manifestement conservé quelques séquelles...
Un jeune ingénieur chimiste qui fait ses premiers pas dans l'informatique me rejoint. Il est chargé du développement du logiciel. C'est Frédéric Pot. Je ne sais pas encore que, 18 mois plus tard, je créerai Lucca avec lui. A ce moment Frédéric n'y connait pas grand chose en informatique, et encore moins en gestion des congés, mais il va apprendre très vite.
Trois mois plus tard, le logiciel fonctionne. Il est utilisé au sein de Webnet, et il donne satisfaction. Je me dis qu'il y a un marché pour un logiciel de gestion des congés. L'année 2000, c'est encore l'époque de la bulle internet, des accords RTT et de la mode du e-RH.
J'arrive à convaincre mon patron de l'époque, Thierry Schwab, de lancer une activité autour de ce logiciel que nous baptisons WebRTT (il sera ensuite appelé UGO pendant de longues années, puis maintenant Figgo pour un problème de droit de propriété intellectuelle).
En avril 2001, Figgo est lancé. Il attire l'attention de Bernard Tandeau, énarque de la fameuse promotion Voltaire, alors en charge de l'intranet du ministère de l'éducation nationale. Il nous propose de tester le logiciel sur un service du ministère, soit une centaine de personnes.
Le test est un succès. Il entraine la première véritable vente au rectorat de Rennes, en septembre 2001. Le ministère n'achètera Figgo qu'un an après, à l'issue d'un long appel d'offres.
Entre temps, il y a la création de Lucca.
Début 2002, la bulle internet a éclaté. L'activité e-RH de Webnet n'est pas rentable. Le PDG de Webnet, Thierry Schwab, me convoque en tant que responsable de cette activité :
"Gilles, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi. Je commence par la mauvaise : j'ai décidé d'arrêter l'activité e-RH. La bonne, je suis prêt à la céder si tu trouves un repreneur."
Un mois plus tard, nouvel entretien, cette fois-ci à mon initiative :
"Thierry, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que j'ai trouvé un repreneur. La mauvaise, c'est que le repreneur, c'est moi."
Le 1er mars 2002, je deviens donc PDG de Lucca, moi qui n'avais jusque-là jamais été qu'un modeste auditeur, un directeur financier appliqué, et un concepteur de logiciel en herbe.
Frédéric Pot me suit en tant que cofondateur.
L'aventure Lucca peut commencer.
Les ventes d'un logiciel qui n'a qu'une ou deux références sont toujours difficiles. C'est pour cela que des personnes comme Bernard Tandeau - que j'ai déjà évoqué, Anne-Françoise Guichard (de Saint-Gobain, premier grand groupe à adopter Figgo), Pascal Chrétien (de Bouygues Immobilier, première société à avoir acquis l'ensemble des logiciels Lucca), Stéphane Prot (de Mentor Graphics, premier déploiement international) sont si précieux pour un éditeur de logiciels. Ils incarnent à merveille ces fameux "lead users" qui sont en avance sur le marché. Ils ont alors pris un risque personnel en choisissant Figgo. Merci à eux.
Depuis 2002, Figgo a évidemment beaucoup évolué. Utilisé par plus de 300 sociétés dans 25 pays, il est maintenant multilingue, capable de gérer les congés dans à peu près n'importe quel pays du monde. En 2009, nous avons même fini par lui faire gérer les jours ouvrables et les congés en heures.
Mais, Frédéric et moi, nous tenons bon sur l'essentiel, Figgo ne gère et ne gèrera que les congés et absences.
La suite de l'histoire ? L'intrigue tournera autour de l'idée suivante : exporter dans le reste du monde l'incomparable savoir-faire français en matière de gestion des congés et absences !
Gilles Satgé, octobre 2010Urba est une suite logicielle de gestion des services aux occupants.
Elle propose trois fonctions principales : la réservation de ressources (typiquement des salles de réunion), l'accueil des visiteurs et la gestion des demandes d'intervention.
Site : www.urbasoftware.com
La première version d'Urba est commercialisée en 2003. Le concept d'intranet est alors à la mode. Urba se positionne comme un module destiné à enrichir un intranet en permettant la réservation de salles de réunion.
Urba propose dès cette première version, une présentation des réservations très graphique, permettant en un seul coup d'oeil de percevoir le détail des réservations sur plusieurs semaines et pour l'ensemble des ressources. La disponibilité des ressources est donc visible de façon native.
L'un des tous premiers à avoir cru en Urba a été le CHU de Brest, et plus particulièrement Jean-Jacques Bost maintenant retraité, qu'il en soit ici remercié.
Le développement du logiciel est assuré depuis l'origine par Bruno Catteau, ingénieur ENSAM qui rejoint Lucca en 2003.
Bruno est alors fasciné par les avancées technologiques de Google (il l'est toujours). Lors de l'été 2004, il analyse le code de Gmail, l'application mail de Google qui vient juste d'être lancée. Le potentiel de la technique utilisée - qui sera bientôt baptisée Ajax - pour enrichir le niveau d'interaction avec un logiciel lui semble très prometteuse.
Une nouvelle version d'URBA, mettant à profit cette technologie est lancée début 2005. Elle est mise sur le marché en novembre 2005. Elle est alors la première application de gestion française avec une interface entièrement en Ajax.
La finalité de l'utilisation d'Ajax n'était évidemment pas l'exploit technologique, mais de pouvoir proposer au marché une interface utilisateur d'un niveau supérieur à celui habituellement offert par une application web.
De grands acteurs du Facilities Management, Faceo et Sodexo, nous approchent alors. Urba les intéresse pour leurs clients finaux. Nous découvrons un nouveau métier, la FM, et une de ses facettes qui est la gestion des services aux occupants. Nous comprenons alors que pour avoir une approche efficace de ce marché, il faut enrichir les fonctionnalités d'Urba. Nous rajoutons, fin 2008, la gestion de l'accueil des visiteurs et, en 2010, la gestion des demandes d'intervention.
Urba au départ simple outil de réservation de salles est maintenant devenu une suite logicielle de gestion des services aux occupants.
Gilles Satge, octobre 2010Utime est une suite logicielle de gestion des temps et activités.
Utime est constituée d'un ensemble de modules autour d'un module central : Ucal. Ucal permet l'affichage simultané de plusieurs calendriers, chaque calendrier étant représenté par un calque.
Site : http://www.utime.fr/project
La gestation d'Utime, et plus particulièrement celle de son module principal Ucal, a été longue. Dès les premières ventes de notre application de gestion des congés et absences Figgo, en 2002, nous avons été confrontés à la demande de nos clients d'enrichir le planning des absences des collaborateurs avec d'autres informations (déplacement, rendez-vous, formation, affectation à des projets,...).
Notre réponse était alors - et est toujours - Figgo est un logiciel de gestion des congés et absences. Il n'a pas vocation à gérer autre chose. C'est parce qu'il est à la fois simple et spécialisé qu'il se vend.
En 2004, nous décidons néanmoins de répondre à cette demande. Nous concevons Ucal, un logiciel dont l'idée directrice est l'utilisation de calques translucides pour superposer des calendriers de sources différentes (l'application avait initialement été baptisée Yupie - pour Universal Planning - mais nous avons changé pour une consonnance plus corporate. Ce fut un moment clé dans l'histoire de Lucca, nous étions enfin devenus raisonnable !).

Le passage de l'idée à la réalisation a néanmoins pris plus de temps que prévu. Il n'aurait pu avoir lieu sans l'utilisation poussée de l'Ajax (cf l'histoire d'Urba).
En 2009, Ucal est intégré dans Portaii (notre portail applicatif) et mis sur le marché.
Les premières confrontations avec la réalité du terrain nous ont montré que l'approche retenue pour Ucal est très fructueuse. Ucal, complété le cas échéant par d'autres modules, permet de résoudre des problématiques que nous n'avions pas anticipées, et promet une approche radicalement nouvelle de la gestion des temps et de la planification.
Ucal et Utime n'en sont qu'au tout début de leur histoire. Merci aux sociétés Kuka (Robotique), Coffra (Audit), UCAR (location de voitures) et Ligaris (communication) pour leur patience, d'avoir bien voulu nous accompagner durant l'élaboration de ces logiciels dans les domaines de la planification, de la gestion d'horaires et de la saisie des temps.
Gilles Satge, octobre 2010Portaii est un portail applicatif online.
Portaii accueille de façon native les solutions Lucca, et dispose d'un ensemble d'outils facilitant l'intégration en son sein d'applicatifs tiers, qu'ils soient spécifiques ou proposés par des éditeurs (comme Salesforce, Google, etc.)
Site : http://www.portaii.fr
Pourquoi n'ai-je pas eu l'idée de Portaii plus tôt ? Je l'ignore. En tout cas, Marie-Christine Moulinet, la directrice marketing d'e-Paye, l'a eu pour moi.
e-Paye, c'est historiquement le premier distributeur de notre logiciel de gestion des congés et absences Figgo. Claude Portmann, le DG d'e-Paye, a tout de suite cru en Figgo. Il l'a ajouté à son catalogue pour proposer une gestion des congés en ligne, a coté de son produit phare qui est la paye en ligne.
Ce jour-là, nous sommes en mai 2008, Marie-Christine Moulinet et Claude Portman me décrivent trois besoins qu'ils aimeraient voir couverts par Figgo : permettre au salarié de mettre à jour sa fiche personnelle (nombre d'enfant, RIB, adresse, etc.), lui donner accès en ligne à ses fiches de paye en format pdf, et générer des attestations diverses (certificat de travail, attestation de salaires, etc.).
Je ne veux pas mettre ces fonctionnalités dans Figgo, ce serait complexifier ce logiciel qui se vend bien justement parce qu'il est simple - less is more.
Je pense alors à Netvibes, ce portail grand public qui défraye alors la chronique grace à son interface bien pensée et bien réalisée à base de "widgets". Pourquoi ne pas développer un Netvibes pour entreprise, chacune des fonctionnalités demandées par e-Paye faisant alors l'objet d'un widget spécifique ?
L'idée m'attire d'autant plus que nous avons déjà une certaine expertise dans le développement d'un portail web. En effet, Nicolas Faugout, ingénieur des Mines de Douai qui nous a rejoint en décembre 2004, anime une formation Lucca dont le thème est précisément le développement d'un Portail "à la Netvibes" (c'est à dire en Ajax, pour les initiés).
Quelques mois plus tard, la première version de Portaii est commercialisée. Le spectre fonctionnel est encore relativement pauvre : un widget qui fonctionne selon le principe d'un blog pour gérer les news internes, un widget fiches de paie dématérialisées, et un widget trombinoscope.
Emmanuel Champetier de Ribes, le directeur financier de TravelHorizon, société en très forte croissance dans le domaine du tourisme, est le premier à nous faire confiance. Il insiste pour qu'on y ajoute à Portaii une fonctionnalité d'accès à son annuaire interne et à son application de gestion des notes de frais.
Je me rends compte que Portaii a un potentiel considérable. Les premiers retours de TravelHorizon me montrent en effet dans quel sens il doit évoluer : avec la multiplication des applications en ligne du type Salesforce, Google Apps, Success Factors, apparait dans les entreprises un besoin croissant d'une "place" pour regrouper ces applications. Portaii doit donc intégrer non seulement les applications Lucca, mais également les applications des éditeurs tiers.
L'expérience Facebook m'inspire aussi, non pas par son côté "social software", mais plutôt par sa plateforme de développement d'applications. L'API Facebook permet de connaître les "amis" d'un utilisateur donné, et bien d'autres éléments le concernant. C'est cela qui justifie l'apparition des applications Facebook en si grand nombre.
Je me mets à rêver. Si la plateforme de Portaii exposait, par l'intermédiaire d'une API, le manager d'un utilisateur donné, son service, les membres de son service, son mail, son titre, sa photo, etc., ce seraient des informations très utiles pour développer des applications multi-utilisateurs au sein de Portaii.
Je prends conscience que si Lucca est capable de mettre sur le marché un portail qui propose à la fois des applications clés en main adaptées aux besoins concrets de gestion des PME, la possibilité d'intégrer les applications phares du marché, et qui enfin offre une plateforme de développement d'applications multi-utilisateurs conceptuellement cohérente, le potentiel de croissance d'un tel produit sera considérable.
Je prends aussi conscience qu'il y a un sacré chantier avant d'y arriver.
Mais j'ai bien envie de m'y attaquer. Cela fait un beau BHAG pour Lucca.
Gilles Satgé, octobre 2010