Début juin, Frédéric Pot, chef de produit Figgo chez Lucca, a assisté à une conférence d’Alexandre Gérard, PDG du groupe inov-On. Alexandre Gérard est intervenu pour présenter le chemin vers l’entreprise libérée qu’a emprunté sa filiale CHRONO Flex. Depuis quelques temps, ce modèle d’entreprise sans hiérarchie crée l’engouement. Voilà ce que l’on en a retenu.

La définition de l’entreprise libérée par CHRONO Flex

Pour Alexandre Gérard, l’entreprise libérée est avant tout une philosophie, un chemin plutôt qu’un label ou un état issu d’un processus de certification. D’ailleurs, s’il devait y avoir un contrôle, ce serait contraire au principe de liberté.

Sa définition de l’entreprise libérée est la suivante : entreprise dans laquelle la majorité des collaborateurs sont libres et responsables d’entreprendre toute action qu’eux-mêmes — pas la hiérarchie, ni les procédures — jugent comme les meilleures en accord avec la vision de leur entreprise.

7 conseils pour engager cette démarche

  1. Il faut se demander quelles sont les raisons profondes de la motivation à transformer son entreprise. Ce point est important car le retour en arrière serait catastrophique pour les équipes. « Pourquoi voulez-vous engager une démarche d’entreprise libérée ? ».
  2. L’engagement doit être préparé, accompagné puis officialisé avec une cérémonie propre à chaque entreprise : un saut en parachute, par exemple. « Si vous voulez changer votre organisation, demandez-vous ce que vous êtes prêt à changer en vous ».
  3. Rappelez-vous que la réussite de cet engagement dépend de la culture de votre entreprise. « Que d’efforts pour ne pas agir. »
  4. Une seule personne qui se met au service des équipes pour insuffler ce modèle suffit pour enclencher le mouvement.
  5. Il faut remonter régulièrement les irritants : un PC qui est lent ou un poste de travail mal agencé ne sont pas à prendre à la légère. Il est impératif de les traiter dans les 24/48h avec le collectif.
  6. Supprimez les signes et symboles de pouvoir en demandant au collectif de les identifier. « Ce n’est pas que les gens n’aiment pas changer mais ils n’aiment pas qu’on les change ».
  7. Assurez-vous que vos collaborateurs aient la même définition que vous de la vision de l’entreprise. « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Pour illustrer ce dernier point, Alexandre Gérard passe la parole à Olivier Soudieux, conférencier et aventurier qui aime comparer ses expéditions en haute montagne aux organisations dans les entreprises. Lors de son expédition dans l’Himalaya, son groupe partageait la même vision : atteindre un sommet à plus de 7 000 mètres. Cependant, le sens que les membres lui donnaient n’était pas le même pour tous : pour certains, il s’agissait de se dépasser pour atteindre un objectif quand pour d’autres il s’agissait de profiter avant tout du paysage. Lorsqu’une tempête de neige les empêcha de voir à plus de 3 mètres à quelques centaines de mètres du but… le groupe a éclaté.

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