Tout savoir sur le congé parental d’éducation

Congés et absences

Prendre du temps pour élever un enfant, sans pour autant tirer un trait sur sa carrière : c’est exactement ce que permet le congé parental d’éducation. Grâce à ce dispositif, le salarié peut suspendre ou réduire son activité après l’arrivée d’un enfant, tout en sécurisant son contrat de travail. C’est un dispositif clé pour mieux articuler vie professionnelle et personnelle, à condition d’en comprendre les règles, la durée, les droits… et les obligations côté employeur. Lucca vous dit tout sur ce type de congé très spécifique. 

L'article en 1 minute

  • Le congé parental d’éducation permet de suspendre ou réduire son activité professionnelle après une naissance ou une adoption, jusqu’aux 3 ans de l’enfant.
  • Ouvert à tous les salariés (CDI ou CDD) ayant au moins 1 an d’ancienneté, pour la mère comme pour le père.
  • Deux modalités : à temps plein (contrat suspendu, ancienneté partielle) ou à temps partiel (contrat maintenu, ancienneté conservée).
  • Durée : 1 an renouvelable deux fois, dans la limite de 3 ans par enfant (6 ans en cas de naissances multiples).
  • Rémunération : pas de salaire par l’employeur mais possibilité d’allocations (PreParE, PAJE).
  • Procédure : demande écrite à l’employeur dans les délais légaux ; l’employeur ne peut pas refuser le congé si les conditions sont respectées.
Tout savoir sur le congé parental d’éducation
Temps de lecture : 7 minutes

Prendre du temps pour élever un enfant, sans pour autant tirer un trait sur sa carrière : c’est exactement ce que permet le congé parental d’éducation. Grâce à ce dispositif, le salarié peut suspendre ou réduire son activité après l’arrivée d’un enfant, tout en sécurisant son contrat de travail. C’est un dispositif clé pour mieux articuler vie professionnelle et personnelle, à condition d’en comprendre les règles, la durée, les droits… et les obligations côté employeur. Lucca vous dit tout sur ce type de congé très spécifique. 

L'article en 1 minute

  • Le congé parental d’éducation permet de suspendre ou réduire son activité professionnelle après une naissance ou une adoption, jusqu’aux 3 ans de l’enfant.
  • Ouvert à tous les salariés (CDI ou CDD) ayant au moins 1 an d’ancienneté, pour la mère comme pour le père.
  • Deux modalités : à temps plein (contrat suspendu, ancienneté partielle) ou à temps partiel (contrat maintenu, ancienneté conservée).
  • Durée : 1 an renouvelable deux fois, dans la limite de 3 ans par enfant (6 ans en cas de naissances multiples).
  • Rémunération : pas de salaire par l’employeur mais possibilité d’allocations (PreParE, PAJE).
  • Procédure : demande écrite à l’employeur dans les délais légaux ; l’employeur ne peut pas refuser le congé si les conditions sont respectées.
Sommaire

Qu’est-ce qu’un congé parental d’éducation ?

Le congé parental d’éducation permet à un salarié de suspendre ou de réduire son activité professionnelle temporairement après une naissance ou une adoption, afin de se consacrer à son enfant. Il prend le relais du congé maternité, paternité ou d’adoption et peut être pris par la mère comme par le père. 

 

Ce congé s’inscrit dans un cadre strict : sa durée initiale peut aller jusqu’à 1 an, renouvelable deux fois, dans la limite des 3 ans de l’enfant (ou 3 ans à compter de son arrivée en cas d’adoption). Pendant ce temps, le contrat de travail est suspendu… mais pas rompu.

 

Deux modalités sont possibles : 

  • le congé à temps plein ; 
  • le congé à temps partiel. 

Et selon l’option choisie, les conséquences sur l’emploi et l’ancienneté ne sont pas les mêmes.

Le congé parental à temps plein

Le congé parental à temps plein implique une suspension totale du contrat de travail. Le salarié quitte temporairement son poste, sans pouvoir exercer une autre activité. Il peut toutefois occuper la fonction d’assistante maternelle pendant cette période. 

Ce type de congé est souvent choisi lorsqu’un parent souhaite se consacrer entièrement à l’éducation de son ou ses enfants. 

Quel impact sur l’ancienneté ? 

Pendant ce congé, l’ancienneté du salarié progresse de moitié. Ainsi, si le congé parental d’éducation est pris pour une durée de 2 ans, l’ancienneté accumulée sera d’1 an. Cette interruption d’activité peut impacter les droits à formation, le montant des primes ou encore les congés d’ancienneté.

 

Bon à savoir : Il s’agit d’une absence prolongée, à bien anticiper en termes de remplacement.

Le congé parental à temps partiel

Lorsqu’il opte pour le congé parental à temps partiel, le salarié continue de travailler… mais à temps réduit. La répartition des horaires est définie d’un commun accord entre le salarié et l’employeur. 

C’est un excellent compromis pour rester actif dans sa fonction tout en consacrant davantage de temps à l’éducation de son enfant.

 

Quel impact sur l’ancienneté ?

Contrairement au congé à temps plein, le congé parental d’éducation à temps partiel permet de conserver son ancienneté, ce qui est avantageux pour la suite de sa carrière.

 

À noter : Côté planning, il faudra s’accorder sur les jours et horaires de travail, en cohérence avec l’activité de l’entreprise.

Qui peut bénéficier du congé parental d’éducation ?

Le congé parental d’éducation est ouvert à tous les salariés, en CDI comme en CDD. Une condition à respecter : il faut justifier d’au moins 1 an d’ancienneté à la date de naissance ou d’arrivée de l’enfant au sein du foyer.

 

 Il peut être pris :

  • par la mère ou le père, ou partagé entre les deux ;
  • pour chaque enfant, pour une durée d’1 an renouvelable deux fois jusqu’au 3 ans de l’enfant ;
  • de manière continue ou fractionnée, tant que les limites prévues sont respectées.

En cas de naissances ou d’adoptions multiples, la durée totale du congé peut aller jusqu’à 6 ans (3 ans par parent).

 

Bon à savoir : Au-delà du congé parental d’éducation, un salarié peut bénéficier d’autres formes de congés, comme les congés pour fractionnement ou les congés payés pour arrêt maladie.

Quelles démarches pour bénéficier du congé parental d’éducation ?

Pour bénéficier du congé parental d’éducation, le salarié doit informer son employeur par écrit (lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature) dans les délais suivants :

  • au moins 1 mois avant la fin du congé maternité/paternité si le congé parental commence immédiatement après ; 
  • 2 mois avant la date prévue dans les autres cas. 

 

Cette demande doit indiquer :

  • la date de début souhaitée ;
  • la durée initiale du congé ;
  • le choix entre temps plein ou temps partiel.

 

Bon à savoir : Le salarié peut demander un renouvellement à la date anniversaire du congé, ou l’interrompre de manière anticipée en cas de changement de situation (décès de l’enfant, maladie grave…).

Quelles sont les obligations de l’employeur ?

L’employeur peut-il refuser ce congé ?

L’employeur est tenu de respecter le droit au congé parental d’éducation du salarié. Il ne peut ni s’y opposer, ni le retarder, dès lors que les conditions sont respectées.

En cas de congé à temps partiel, l’employeur ne peut pas refuser le principe du congé, mais il peut discuter de l’organisation pratique du travail (jours, horaires…).

Comment remplacer un salarié en congé parental ?

L’absence du salarié peut être anticipée. L’entreprise peut recruter :

  • un remplaçant en CDD ;
  • un intérimaire via un contrat de travail temporaire. 

Il peut aussi faire appel à un collaborateur interne avec un avenant temporaire à son contrat.

 

Attention : Le remplacement doit couvrir uniquement la durée du congé, pour éviter tout risque de requalification.

Quelle rémunération pendant le congé parental ?

Lorsqu’il est pris à temps plein, le congé parental d’éducation ne donne pas lieu à rémunération par l’employeur. Toutefois, le salarié peut percevoir : 

  • l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) ; 
  • la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE). 

Lorsque le congé parental d’éducation est pris à temps partiel, le salarié perçoit un salaire proratisé correspondant à sa nouvelle charge de travail. En complément, il peut également toucher la PAJE (sous conditions de ressources) et la PreParE. 

 

Le congé parental d’éducation est un dispositif intéressant pour équilibrer vie familiale et vie professionnelle à l’arrivée d’un enfant. Pour les entreprises, il s’agit surtout d’anticiper les absences pour assurer la continuité de l’activité. Une bonne organisation en amont, c’est la clé d’une gestion sereine, pour les RH comme pour les collaborateurs.

Et si votre politique de congés devenait un levier d’engagement ?

Parentalité, santé mentale, quête de sens : ce dossier vous présente des idées concrètes et des bonnes pratiques pour répondre aux attentes de vos collaborateurs.

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